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LE TISSUS ADIPEUX

 

 

- Composition du tissu adipeux.

Il est composé d'un grand nombre de cellules appelées adipocytes. Il y en a environ 20 à 25 milliards! Tous ces adipocytes renferment un ou plusieurs globules de gras.

Plus ils s'emplissent de gras, plus on grossit. Le capital d'adipocytes n'est pas fixe : il augmente, mais ne diminue jamais. Nous avons en stock de toutes petites cellules, appelées pré-adipocytes, qui se transforment en adipocytes :


- au cours des grossesses.

- si l'on mange trop

 

 



Une fois installés, les adipocytes, qu'ils soient d'origine contrôlée "naissance" ou d'origine "pré-adipocyte", ne bougent plus. Ils se remplissent et se vident mais leur nombre reste le même. Ils ne disparaissent quasiment jamais.

On traîne son stock jusqu'à la fin de ses jours, toujours prêt à se remplir et à se multiplier. Seule, une liposuccion peut en faire disparaître.

C'est une des raisons pour lesquelles il est si facile de re-grossir après avoir perdu du poids.

 

- Répartition du tissu adipeux.

Dans les premières années de la vie, la graisse des petits garçons et celle des petites filles est également répartie sur tout le corps. Les bébés et les très jeunes enfants sont potelés de la même façon.


Au moment de la puberté, les hormones sexuelles modifient cette répartition de la graisse. Chez les garçons, elle diminue dans le bas du corps et augmente en haut. Chez les filles, elle s'installe plus bas.


Les hormones féminines, les oestrogènes et la progestérone, sécrétées par les ovaires, stimulent la création des adipocytes situés sur les hanches et les cuisses. Elles en augmentent aussi la taille : ces cellules sont plus grosses, elles offrent ainsi une meilleure capacité de stockage.
Les hormones masculines, les androgènes, sécrétées par les testicules, jouent le rôle inverse : elles freinent les adipocytes fessiers et tous ceux situés dans cette zone.


Au moment de la ménopause, la sécrétion d'hormones se tarit.

La graisse des femmes :


- ne diminue pas vraiment du bas.

- se développe plutôt au-dessus du nombril en cas d'absence de traitement hormonal substitutif.

Vers la cinquantaine, la silhouette devient peu à peu plus androïde, plus masculine.


 

 

- Les differentes causes de la prise de poids.

Elles sont multiples et variées mais elles arrivent toutes au même résultat : le remplissage des adipocytes grâce à :


- une alimentation trop riche en lipides et/ou en calories.

- une insuffisance de la dépense énergétique.

d'où un décalage entre les entrées alimentaires et les sorties énergétiques.

 

 

 

- Hérédité.

Au cours des dix dernières années, les recherches en génétique ont permis d'identifier peu à peu les gènes qui interviennent dans le métabolisme des lipides et dans la genèse des kilos. On sait maintenant qu'il existe des gènes qui influencent l'appétit, la sécrétion des enzymes nécessaires pour brûler les lipides et freiner leur stockage.


- Si l'on a un père ou une mère trop gros, le risque de grossir est estimé à 40 %.

- Si les deux parents sont au-dessus de leur poids normal, ce risque est de 80 %.

Une injustice totale règne dans ce domaine, mais c'est ainsi, on ne peut pas modifier son patrimoine génétique.


 

 

- Mauvaises habitudes alimentaires.

Elles sont toujours prises dès l'enfance.

Un enfant :


- né dans une famille où " la grande bouffe " est quotidienne.

- gavé par une mère angoissée qui pense que tous les problèmes se règlent en mangeant.

constitue inévitablement un stock de quelques milliards d'adipocytes supplémentaires et acquiert de mauvaises habitudes alimentaires. Si dès l'enfance on laisse les kilos s'accumuler, l'excès de poids peut conduire à l'obésité.

 

 

 

 

- Grossesses.

La grossesse est une période de transformation des pré-adipocytes en adipocytes. D'où les prises de poids.

 

- Cycle hormonal.

Le cycle hormonal modifie souvent l'appétit.

On peut :


- avoir beaucoup moins faim pendant la période des règles et celle des jours qui précédent l'ovulation.

- être victime de fringales au cours de la deuxième moitié du cycle.

Les oestrogènes, dont la sécrétion est plus importante pendant la première moitié du cycle, diminuent plutôt l'appétit alors que la progestérone (dont la production prédomine pendant la deuxième moitié) l'augmente.

L'alternance entre la sécrétion de ces deux types d'hormones est l'essence même du cycle hormonal.

Un kilo pris pendant les deux dernières semaines se perd au cours des deux semaines suivantes.

Mais, pour toutes sortes de raisons dont beaucoup sont encore ignorées, ce cycle peut se révéler capricieux. Les oestrogènes facilitent le stockage des graisses dans les adipocytes des cuisses et des hanches. Si leur sécrétion est un peu trop importante, les kilos s'installent.

 

 

 

 

 

 

- Contraception.

Une grande majorité de femmes sous contraception hormonale ne prennent pas de poids tandis que d'autres grossissent. La pilule, qui apporte des hormones sous forme de médicament, modifie l'équilibre hormonal naturel. Celui-ci est strictement individuel, particulier à chaque femme. Les réactions vis-à-vis de la pilule peuvent être aussi différentes d'une femme à l'autre. Celle-ci peut augmenter ou non l'appétit, ralentir ou non l'activité physique, modifier ou non les dépenses énergétiques.

Si la sensation de faim augmente, on mange alors plus et l'on grossit.

Mais il est plus difficile de s'apercevoir d'un petit ralentissement physique, insidieux. On constate que l'on s'arrondit bien que l'alimentation ne soit pas modifiée. La prise de poids peut se produire aussi après la pose d'un stérilet qui ne modifie pourtant en rien l'équilibre hormonal.

Il s'agit alors d'un conflit psychologique, la contraception étant inconsciemment vécue comme une castration. D'où un déséquilibre qui conduit à trouver ailleurs une compensation, un besoin de se remplir... en mangeant.

 

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